23. oct., 2022

Les maires de Nancy, Mathieu Klein, de Dijon, François Rebsamen, et de Lyon, Grégory Doucet

Par Mickaël DEMEAUX (L'Est Républicain) 

Le maire de Nancy, Mathieu Klein, avec le maire de Dijon, François Rebsamen, et le maire de Lyon, Grégory Doucet, ont écrit à la Première ministre ce jeudi 20 octobre pour que le gouvernement s’engage en faveur du retour d’un train direct entre ces trois métropoles de l’Est de la France.

« À l’heure de la transition écologique, renforcée par la crise énergétique particulièrement violente, le ferroviaire doit être une priorité pour lutter contre le réchauffement climatique. »

C’est le message que tient à faire passer le maire de Nancy, Mathieu Klein, par ailleurs président de la Métropole du Grand Nancy, avec le maire de Dijon, François Rebsamen, et le maire de Lyon, Grégory Doucet, auprès du gouvernement.

Le retour des 

Les trois élus viennent d’écrire ce jeudi 20 octobre à la Première ministre Élisabeth Borne pour que le gouvernement s’engage « au retour d’un train direct entre ces trois métropoles, ces trois espaces économiques, démographiques et touristiques ».

trains directs entre Nancy, Dijon et Lyon est attendu, surtout par les usagers de la métropole nancéienne qui n’ont plus d’accès rapide en direct vers le Rhône, obligeant de passer par Paris, la gare de l’Est et la gare de Lyon, ou Strasbourg.

Une Lorraine sans lien direct avec le Sud

Les trois maires rappellent que « la suppression des liaisons TGV directes entre Nancy, Dijon, Lyon intervenues à la faveur des travaux du pôle d’échanges de la gare de Lyon Part-Dieu, génère une situation anachronique où la voiture est devenue la solution de transport la plus compétitive entre les trois villes, au détriment du train ».

« Aujourd’hui, cette dégradation continue du service ferroviaire entrave les déplacements quotidiens et condamne la Lorraine à ne plus avoir de lien direct avec le sud, alors même que l’infrastructure existe et que le service de fret se poursuit », ajoutent les maires.

La ligne TGV Lille-Mulhouse, l'autre combat de François Rebsamen

En juin dernier, le maire de Dijon François Rebsamen assurait vouloir « faire pression sur la Première ministre » Elisabeth Borne contre la suppression de la ligne TGV Mulhouse-Lille. Suspendue depuis 2020, elle passait notamment par Dijon et Montbard. « Dijon a une vocation internationale, Dijon a une Cité internationale de la gastronomie et du vin, c’est la 7e ou 8e ville touristique française. Ce n’est même pas la peine qu’ils [la SNCF] envisagent de supprimer [cette ligne] », déclarait-il dans nos colonnes. Un courrier commun écrit par plusieurs élus des régions concernées avait été envoyé au PDG de la SNCF Jean-Pierre Farandou, en mars, mais la réponse n'avait pas satisfait le premier édile.